Les carnets

Tout le monde, un jour, a forcément eu un carnet. Objet plutôt féminin, reconnaissons-le, il nous accompagne depuis l’enfance et surtout l’adolescence. On y griffonne des dessins hésitants, on y fait des listes de choses incongrues, comme, par exemple, des listes de rêves, de professions, de livres, de prénoms. On y fourmille d’idées qui nous semblent encore irréalisables, on y ébauche les premières lignes d’une histoire, les premiers vers d’une chanson. Et puis, il y a le journal intime, celui qu’on cadenasse pour ne pas que les parents le lisent. C’est une part d’intimité, tout un monde que se délimite et qui en fait n’en a pas, de limites. C’est ça qui est bon. Une fois à l’âge adulte, on écrit tellement de cours, de chèques, de contrats, de lettres recommandées, on s’ancre tellement dans le réel que le carnet est souvent délaissé. Et, délaissés aussi, les rêves qui vont avec. La page de l’utopie adolescente est tournée. On trouve une profession, un chemin, et on le suit, sans sourciller. Pour certains, le carnet perdure tout de même.
p1070265
Pour d’autres, qui le redécouvrent sur le tard, après une parenthèse réaliste au carcan trop blessant, il est un appel d’air vers le passé, un soulagement de l’âme. Comment ? Cela voudrait dire que, même à l’âge adulte, les rêves ont encore le droit de s’exprimer ? Et à cet âge, qu’écrit-on sur le carnet ? Il peut redevenir un journal intime, un journal de bord qui immortalise notre vie sur le papier.
Les carnets qui se trouvent dispersés un peu dans toutes les pièces de la Pampa que vous voyez là sont un peu différents. Bien sûr, ils peuvent s’assimiler à une série d’écrits intimes. Cependant, ils prennent différentes formes : prises de notes sur des livres intéressants, citations marquantes, listes de toutes sortes -bons moments, petits plaisirs, souvenirs, caractère, petites choses à faire pour aller mieux, etc…-, rêves -projets concrets et épisodes oniriques. C’est dans ces carnets, marqués par tout ce qui fait l’âme et le corps, le profond, l’intérieur, que naissent les paroles de mes chansons, que s’écrivent les pages de mes romans, mes projets artistiques. Ces carnets, ce sont des chaudrons créatifs qui bouillonnent en permanence, sous le feu des idées. Parfois, ils sont un peu délaissés, parce que l’informatique s’adapte mieux à la vitesse de l’inspiration qui, quand elle s’y met, fuse et jaillit comme une source. Mais le carnet reste toujours là, un allié, un bel objet, qu’on se met parfois en tête de fabriquer.
Un zap book, des images à découper et coller ou de beaux papiers colorés ou dorés, de petits objets qui ornent la couverture et le tour est joué. Pour les enfants, un papier transparent adhésif pour protéger le carnet et c’est un joli cadeau de Noël dont je ne suis pas peu fière… En espérant qu’il plaira aux petites écrivaines en herbe !
Publicités
Publié dans DIY

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s