Rompre avec Facebook

Avec la réutilisation de nos données à des fins spéculatives voire politiques, Facebook a de plus en plus mauvaise presse. Nombreux sont ceux qui désactivent leur compte et quittent le réseau, argumentant par ailleurs que le virtuel n’a jamais fait de relations humaines véritables. Certains sont plus hésitants et s’en vont, puis reviennent dans un va et vient entre le questionnement et l’intérêt. Où en sommes-nous de Facebook ? A quoi cela nous sert-il ? Est-ce que cela nous est vraiment utile et nécessaire ?

Avant d’appuyer définitivement sur le bouton « supprimer », voyons ce que je fais avec mon compte…

  • Lire le journal
  • Suivre les actualités d’artistes
  • Lire des pages de voyageurs
  • Se tenir au courant en ce qui concerne le bio, l’environnement, le troc etc…
  • Repérer des émissions de télé ou de radio intéressantes
  • Promouvoir les articles du blog
  • Entamer des discussions intéressantes avec les amis autour des articles du blog

Tout cela semble ma foi fort intéressant et raisonné. Sauf que… sauf que… sauf que Facebook c’est aussi…

  • Regarder des vidéos drôles mais pas vraiment
  • Tomber sur des contenus qui ne nous intéressent pas de prime abord mais sur lesquels on va quand même s’attarder

Car, oui, on perd énormément de temps à faire glisser son index sur l’écran. Cela ne demande aucune concentration et devient un réflex, si bien que lorsque l’on quitte l’écran des yeux, le cerveau n’est plus apte à effectuer une tâche pour laquelle il devra réfléchir. Véridique parce que testé. Internet et en particulier Facebook nous abrutit. Et nous poursuit. Parce que les notifications s’affichent sur l’écran du téléphone et qu’il est difficile de résister aux sirènes de la communication. Dès qu’une sollicitation arrive, on lui répond dans la seconde, dans l’immédiat, sans hésiter. Nous sommes comme hypnotisés. Alors, comment y remédier ?

a
N’avoir qu’une fenêtre pour regarder le monde ?…
  • La sélection des contenus : Choisissons bien les pages et les comptes que nous allons suivre. Focalisons-nous sur ce qui nous intéresse vraiment et supprimons les autres de notre fil d’actualité
  • La sélection des « amis » : éliminons les noms de ceux avec qui nous n’avons pas de véritables affinités. Nous avons passé l’âge – et l’époque semble révolue – de se vanter du nombre d’amis ou d’abonnés. A quoi cela nous sert-il d’être en relation avec des gens 1. que nous n’avons jamais vus en vrai, 2. avec qui nous ne partageons rien ; 3. qui publient des contenus inintéressants ? Soyons plus exigeants !
  • La gestion du temps : pour ne pas obéir au doigt et à l’œil aux sollicitations, désactivons les notifications et forçons-nous à ne regarder nos actualités et les commentaires qui nous sont adressés qu’à certains moments de la journée. Cette étape est sans doute la plus compliquée, surtout quand on travaille à la maison, mais il faut s’y résoudre si on ne veut pas devenir complètement accro. Si c’est déjà le cas, surtout, ne pas se décourager, redoubler d’efforts, à cœur vaillant rien d’impossible.

Pour réduire le temps et l’énergie dépensés sur cette plateforme, interrogeons-nous également sur la nécessité que nous en avons. Ne peut-on pas avoir accès autrement aux informations et aux contacts que nous convoitons ?

  • Le journal peut être lu en ligne directement, cela nous évitera d’être journellement bombardés d’informations
  • Les programmes des chaînes radio et télé que nous apprécions peuvent être consultés sur leur site
  • Les sites dont nous apprécions de lire les articles peuvent sans doute être répertoriés autrement (de toute façon, nous ne lisons jamais tout, alors mieux vaut se focaliser sur la lecture d’un ou deux articles complets plutôt que sur des dizaines de titres ou de phrases introductives sans profondeur et sans contenu…)
  • D’autres plateformes existent peut-être pour promouvoir le blog
  • Les amis peuvent être contactés par SMS, ou par mail, ou par téléphone. Et pourquoi ne pas écrire ? Oui ! Écrire, comme écrire à la main, sur du joli papier à lettres et avec des enveloppes fabriquées par nos soins.
b
Choisir ce qu’on a envie de voir par cette fenêtre…

Pourquoi appuyer sur le bouton « supprimer » reste un geste difficile ? La réflexion que nous venons de mener est très intéressante en ce qu’elle nous offre des pistes pour nous déconnecter… tout en nous proposant mille prétexte pour ne pas le faire. Réduire, raisonner, choisir, limiter sont autant d’actions qui visent à nous déculpabiliser… de rester ! Une sorte de grand saut dans le vide qui, rien qu’à l’envisager, fait surgir des questions teintées d’angoisse : ne vais-je pas me couper du monde ? Pourrai-je toujours être en contact avec mes amis ? Ne vais-je pas me sentir privé de quelque chose ? Il faut certainement, comme toute drogue, songer à une désintoxication progressive plutôt qu’à une rupture trop nette. Commencer par moins, mois souvent, moins longtemps et voir ce que cela donne. Essayer de faire une journée sans Facebook, puis deux et constater les effets (qui ne manqueront pas d’être positifs, à n’en pas douter).

Si on en parle ici, c’est tout simplement parce que la dépendance a déjà pris ses marques et que le fait d’être suspendu aux affichages de l’écran de téléphone est un fait auquel il faut remédier de toute urgence. Pour les yeux, pour le stress, pour le sommeil, pour l’écoute, pour la patience, pour le cerveau, pour le temps, pour l’énergie… etc… etc… A-ton si peur de se retrouver dans le silence, face à soi-même ? Le défi est lancé !
Et vous, où en êtes-vous avec Facebook ?

c
Ouvrir la fenêtre et s’échapper…
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s