En finir avec le plastique

Tout le monde en parle, l’heure est à l’abolition, à l’élimination, au bannissement de ce matériau polluant mais néanmoins amplement diffusé : le plastique.

Certains s’emparent du problème à bras le corps en menant des « plastic attacks » qui consistent à dépouiller de leur emballage tous les produits que l’on va mettre dans notre chariot avant de les sortir du magasin. A bien y regarder, il est vrai que tout ce qu’on achète est très emballé, trop. Et le « bio » n’est pas exempt de plastique (parfois même plus que des produits autres, d’ailleurs). A nous d’y accorder plus d’attention. Dans certains supermarchés, il est maintenant possible de transporter ses légumes dans des sachets en papier réutilisables. Par ailleurs, la start up « The plastic bank » réutilise des déchets plastiques, les collecte et les recycle pour fabriquer des emballages. D’autres initiatives vont peu à peu voir le jour, obéissant à une nécessité.  Car le plastique nous envahit, pullule sur terre et dans les océans. Vue récemment sur tous les réseaux sociaux, une vidéo largement diffusée d’une pauvre tortue blessée : une paille s’est en effet glissée dans l’une de ses narines et les personnes qui lui viennent en aide ont tout le mal du monde à l’extraire. Là encore, la « Straw wars » est déclarée. De nombreux bars et restaurants s’en passent désormais et on peut nous aussi demander à ce qu’on nous serve notre rafraîchissement… sans paille. Pour la maison, l’achat de pailles lavables, en métal par exemple, peut être un bon compromis.

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En regardant autour de nous, on s’aperçoit que notre quotidien est marqué par l’omniprésence du plastique. Dans la cuisine, la salle de bains, les jouets des enfants. Sur ce dernier point, on a pu voir dans un reportage les méfaits et la toxicité de certains jouets, ne serait-ce que par l’odeur de détergeant qui s’en dégage et par le fait que leur matière se dégrade avec le temps, répandant dans l’organisme de l’enfant qui suçote son hochet à longueur de journée on ne sait quels agents dangereux. Rien de tel que les jeux en bois, qui plus est de fabrication française et traditionnelle, pour remplacer le plastique. A la maison, fini les boîtes, bonjour les bols et bocaux ! Avez-vous déjà essayé de garder trois jours dans un récipient en plastique les restes de vos repas ? Si oui, n’avez-vous pas senti, alors, ce délicieux goût indéfinissable qu’avaient pris les aliments dont la saveur s’est vue mêlée d’un détestable assaisonnement ? Avec le verre, aucun risque d’altération. L’époque où une grande marque de récipients et de moules de toutes formes et de toutes tailles était en vogue est bel est bien révolu. La tendance est au retour aux anciennes méthodes de conservation dans des contenants en verre, bien plus sain et plus sûr.

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Idem pour ce qui est de l’eau. Dans les pays dits « pauvres » ou « en développement » (on passera sur la dénomination européo-centriste et dominante de ces territoires par les occidentaux…), les bouteilles en plastique, notamment de sodas, sont une plaie. On les retrouve partout dans le paysage. Ceci étant, les riches européens ne sont pas en reste, eux qui ne trouvent pas suffisamment anormal pour que cela les révolte la présence de bouteilles d’eau remplies d’urine utilisées par les routiers pour se soulager en roulant et jetées sur le bas côté des autoroutes. Passons. Lorsque de l’eau potable sort du robinet, pourquoi ne pas en profiter ? Ce n’est pas le cas dans le reste de la planète mais, en Europe, nous avons la chance de pouvoir remplir une jolie bouteille en verre pour le repas. Écologique, saine, réutilisable, lavable et originale si on la choisit comme telle, comment pourrait-on s’en passer ? Il est vrai que la petite bouteille d’eau en plastique transportable dans le sac à main est très utile, mais des alternatives existent certainement. A vous d’en proposer ici !

La salle de bains. Lieu de la maison où se concentrent la plupart du temps nos difficultés à devenir écolos. Les produits de beauté, de toilette, les crèmes et autres lotions sont contenus dans des flacons et des tubes en plastique. Difficile de faire autrement. Les déodorants solides et les brosses à dents en bois aident considérablement notre conscience un peu amochée. La suppression des cotons-tiges également. Pour le reste, rien de réellement satisfaisant. Toutes les idées sont bonnes à prendre dans ce domaine…

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Chapitre « avocat du diable ». Dans le domaine médical, le plastique, c’est fantastique. Jetable, il évite une perte de temps considérable à stériliser le matériel. De plus, l’usage unique fait reculer les risques d’infections. Que ferait-on, aujourd’hui, sans le plastique ? Il sert aux poches contenant les liquides médicamenteux, aux tubes dans lesquels ils passent jusqu’aux veines du patient et à bien d’autres utilisations. Cela entraîne une surabondance de déchets, c’est un fait. Ausculter les poubelles des hôpitaux risquerait de nous envoyer aux Urgences pour un petit malaise. Pourtant, dans le cadre de certaines maladies, le plastique et la technologie qui s’est développée dans ce sens est un progrès, voire quelque chose de proprement magique.

Alors, doit-on complètement bannir le plastique ? Comme dans tous les domaines, au-delà de l’indispensable prise de conscience, la radicalisation ne mène à rien. Toutes les fois où nous pouvons nous en passer, l’éviter ou le remplacer, faisons-le. Pour les fois où nous en avons vraiment besoin, pardonnons-nous d’utiliser le plastique…

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