Relooker une commode en pin

Le pin, on en voyait partout dans les années 90/2000. C’était la mode, le côté naturel, rustique, nordique. Le pin était le roi des décorations montagnardes. C’était aussi, il faut le dire, le meuble typique de l’étudiant, du célibataire et du foyer modeste, étant donné son coût raisonnable et sa fabrication en série. Résultat, on en a tous mis chez nous, du buffet à la commode, en passant par le lit et le meuble de salle de bains. Bien nous en a pris : nous en avons eu pour notre argent car, même d’occasion, le pin est très solide.
A la Pampa, du pin, on en a. Pourtant, on s’en lasse un petit peu. Pour la chambre, notamment, on a maintenant envie d’une décoration plus légère, plus maritime. On veut du blanc, du bleu, du gris. A la fois de la sobriété et un air d’océan qui invite au voyage.

Pourquoi relooker ses meubles 

Le constat est évident : acheter des meubles revient plus cher que de les peindre. D’autant plus lorsqu’on a des goûts de luxe. D’autant plus lorsqu’on fantasme un peu trop sur les catalogues de certaines maisons de rêve, du monde (si vous voyez ce que je veux dire). On peut toujours trouver d’occasion le meuble que l’on espère, mais le prix de ce petit bijou demeure élevé. Relooker un meuble est très à la mode en ce moment. Les gens se mettent soudain à réaliser que le DIY a plusieurs mérites : celui de ne pas faire fonctionner la société de consommation, puisqu’on recycle des choses que l’on a déjà chez soi (comme quoi, le bonheur ne se trouve pas forcément très loin) ; celui, non moins intéressant, de réaliser quelque chose de ses mains et d’en être fier ensuite ; enfin, celui de faire des économies, de ne pas succomber à ses envies et de garder son argent pour des choses plus essentielles au bien-être comme le voyage, la santé, l’alimentation…

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La commode de la Pampa

Ce meuble a une véritable histoire. Tout commence à Paris, alors qu’un nouvel habitant de petite taille avait besoin d’une table à langer ET de tiroirs pour ranger ses vêtements taille 3 mois, le tout dans l’espace réduit d’un deux pièces cuisine et avec un budget très serré. Voilà donc la commode de marque suédoise, appartement jusque là à un jeune couple, chargée, coffre ouvert, dans la petite voiture deux portes et traversant fièrement la capitale. Par la suite, elle changera pas moins de 4 fois de domicile, passant de camionnettes en camions, d’appartements en garde-meubles et en maison… pour finir sa course à la Pampa, portée par deux déménageurs à l’air patibulaire. Facile à changer de pièce de par sa relative légèreté, pouvant étaler ses tiroirs dans la grande salle, c’est tout naturellement qu’elle fut choisie comme cobaye pour cette première expérience de relooking.

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La mise en œuvre

Après un passage obligé dans mon magasin de bricolage préféré, la première étape a consisté à poncer, avec du papier grain 120, afin d’enlever le vernis qui recouvrait le bois. Une fois laissé un peu plus brut, le bois a été soigneusement dépoussiéré – les tiroirs à l’aspirateur – et nettoyé avec un chiffon imbibé d’acétone. Odeur très forte, hautement toxique : bien aérer. Un masque n’aurait pas été de trop ! Étape suivant et non des moindres : la peinture. Une première couche a été appliquée avec de la peinture spécialement choisie pour le relooking de meubles. La difficulté consistait à ne pas mettre de gris sur le blanc, ni de blanc sur le gris. Pas évident quand on débute. Une fois la première couche étalée, un petit repos a été nécessaire. Dans la réalité, on a entre trois heures et 48 heures pour appliquer la deuxième couche. J’ai opté pour la seconde solution.

Les embûches 

Une question subsistait : que faire de l’intérieur des tiroirs, pour le moment laissés tel quel. L’idée a germé de les couvrir de papier peint ou d’adhésif afin de limiter le retour de l’humidité sur les vêtements. Le prix de ces deux options en a vite décidé autrement : l’intérieur des tiroirs a donc été peint en blanc. Pour le reste, après quelques heures à douter, il a fallu se rendre à l’évidence. Les panneaux latéraux de la commode n’étaient pas satisfaisants. On y voyait de grandes traînées de peintre et de la couleur en transparence. Ni une ni deux – et après avoir envoyé un mail à un conseiller de mon magasin de bricolage préféré -, j’ai légèrement poncé, dépoussiéré et  appliqué une troisième couche, en prenant bien garde de ne pas trop faire d’allers et retours et que ceux-ci soient réguliers et bien alignés. Le résultat a cette fois répondu à toutes mes attentes. Une autre difficulté s’est présentée lorsqu’il a fallu peindre les boutons. A l’origine, on aurait bien vu des boutons en métal patiné. Seulement, aucun modèle ne sortait véritablement du lot et, là encore, le budget risquait de gonfler. Les boutons d’origine ont alors été peints en gris, ce qui n’a pas été une mince affaire. Les tenir ? Les poser (mais ils bougeaient) ? La deuxième couche a été appliquée alors que les boutons étaient déjà légèrement vissés sur les tiroirs, de sorte qu’ils étaient bien stables… mais que quelques coulures ont malheureusement touché le blanc des tiroirs. Qu’importe. Au final, le rendu est très beau et son élégance est démultipliée par le simple fait que cette réalisation soit entièrement « made in Pampa » !

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