La douleur

La douleur, tout le monde connaît. Cela va du mal de tête à la cheville tordue et cela prend une place importante dans notre vie. C’est donc un chapitre à évoquer. Dans des sociétés où l’on se doit d’être en forme et d’aller bien, d’être heureux et sans failles, toujours zen et souriant, on peut être tenté de nier la douleur. Or, quand on croit la dominer, c’est en réalité elle qui nous domine. Parlons-en.

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  • Écouter son corps

C’est par une connaissance fine, précise et aigüe de son corps qu’on peut percevoir les différentes sensations, dont la douleur. Ensuite, on peut essayer de distinguer une douleur « normale » (comme par exemple des courbatures après une séance de sport ou des tiraillements après une opération) d’une douleur « anormale », une douleur mineure d’une douleur plus importante. L’idée n’est pas de chouiner à longueur de journée pour un bobo à l’auriculaire, mais de donner la parole à ce qui existe et nous perturbe, d’être à l’écoute de soi, de ce que le corps nous dit. La méditation, dans ce cas, précis, est l’une des clés.

  • Accepter la douleur

Dans le cas d’une douleur « normale », explicable, au lieu d’aller contre, il faut faire avec. L’accepter, l’accueillir, lui donner le droit d’exister et aussi permettre au reste du corps de se détendre. La douleur passera d’autant plus facilement. Notre meilleur ennemi, c’est le déni. « Ce n’est rien », « ça va passer », « il ne faut pas y penser ». Et plus on se répète ces phrases, plus, inconsciemment, on se fixe dessus et on se crispe. Avez-vous déjà essayé d’oublier quelqu’un à tout prix ? Et quel en a été le résultat ? Vous êtes-vous rendu compte que vous ne faisiez qu’accentuer le souvenir de cette personne ? Il en va de même pour la douleur. D’autant plus que le déni accentue le mal, puisqu’il nous ramène indirectement à notre incapacité à prendre le dessus sur la douleur. Ainsi, nous fonctionnons à l’envers. On ne le répètera jamais assez : la douleur a droit au chapitre. Oui, je suis fatigué et j’ai mal au crâne. C’est normal, je l’accepte. Oui, je viens de subir une intervention chirurgicale et tout mon corps est douloureux. C’est normal, je l’accepte. J’ai mal, je le dis. Ce n’est pas un aveu de faiblesse. Bien au contraire. Affronter la douleur comme on le fait avec nos peurs, nos inquiétudes, nos tristesses, c’est la preuve même de notre immense courage. La laisser venir, l’observer en pleine conscience sans la condamner ni la critiquer, c’est une preuve de sagesse.

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  • Agir

L’attitude improductive par excellence, c’est l’angoisse. Le questionnement et l’inquiétude ne font qu’accentuer la douleur, surtout si elle est explicable. A quoi bon noircir le tableau si nous en connaissons déjà la cause ? Si vous en êtes encore là, permettez-moi de vous conseiller de relire le paragraphe précédent. Sans vous auto-flageller, cependant : on en est quasiment tous là. Notre esprit n’est pas bien dompté, que voulez-vous… En revanche, si la douleur est forte ou « anormale », il faut agir. Cesser de se tourmenter et se poser les bonnes questions. Qu’est-ce que je peux faire, là, maintenant, d’intelligent et de pratique pour apaiser cette douleur qui, visiblement, ne passera pas toute seule ? Il existe un personnage assez intéressant qui s’appelle un médecin et qu’il ne faut pas attendre avant de consulter. En France, nous possédons une batterie diverse et variée de ce genre d’êtres vivants qui s’occupent de nos muscles, de nos articulations, de nos nerfs, de notre cerveau, de notre métabolisme, de notre corps en général, chacun dans sa spécialité et qu’il ne faut surtout pas manquer d’interroger. Se faire aider – mais jusqu’à quand devra-t-on encore le marteler – n’est (toujours pas) une marque de faiblesse. C’est prendre la douleur à temps, ne pas la laisser s’installer (si vous avez déjà été hospitalisé et si, comme la personne qui écrit ces lignes, vous vous prenez pour un guerrier viking capable d’endurer les pires tortures, les infirmières vous ont certainement rappelé maintes fois cette idée). En étant à l’écoute du corps, en repérant les anomalies rapidement, on peut apporter des solutions précoces et efficaces et ainsi éviter les complications. Trop attendre en pensant être fort, c’est en réalité être faible, refuser d’affronter et se faire souffrir inutilement. C’est trop bête. Il faut malheureusement passer par des moments critiques, souvent, pour intégrer enfin ce mode de pensée.

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  • Les douleurs chroniques

Si vous vivez dans le monde merveilleux des maladies chroniques, vous savez exactement à quoi on fait référence ici. Comme dit la chanson, ça s’en va et ça revient, on sait que c’est là. Quand on a mal, on est anéanti, tout entier pris dans cette douleur jusqu’à perdre la concentration. Quand la souffrance est absente, elle est indirectement présente parce qu’on sait qu’elle va réapparaître, forcément, inéluctablement, comme le refrain dans la chanson. A la différence près qu’un morceau de musique dure au mieux trois minutes et que la maladie chronique, en ce qui la concerne, dure toute la vie. On n’a pas le choix, il faut accepter la colocataire sous peine de friser la folie. Premier travail : jeter le déni à la poubelle. Deuxième étape : apprendre d’urgence à écouter son corps, à discriminer chaque sensation. Troisième étape : agir, se soigner. Abandonner les médicaments serait une erreur fatale. Par contre, tout autour de la maladie, comme on s’occupe d’un petit enfant, on doit s’évertuer à tricoter des oreillers, des couvertures, des filets de sécurité, tout un ensemble de choses qui vont nous aider à nous sentir mieux. Le but : optimiser l’effet des médicaments et, à terme, en réduire les doses. Vous me suivez ? C’est l’objet et la raison de vivre de toute l’enquête qui a lieu sur ce site relative aux médecines complémentaires : acupuncture, yoga, marche, art, micro kiné, coiffeur, tout ce qui fait du bien et qui peut améliorer notre état, il faut le tenter, il faut le prendre. Parler, bouger, ne surtout pas s’enfermer car la douleur peut-être une prison. Dans les maladies chroniques, la passivité a des effets ravageurs. Être acteur de sa maladie, c’est décider de sa vie, mener sa barque comme on l’entend et dans la bonne direction : vers le soleil, toujours.

Si vous avez besoin d’une Bible en la matière, je ne peux que trop vous conseiller de vous plonger dans le livre de Marine Barnérias. Elle vous tend la corde, saisissez-là !

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