J’aime l’été

J’aime l’été, parce que le matin à l’aube il fait suffisamment bon pour prendre le petit déjeuner dehors avec les oiseaux et suffisamment frais pour garder sur les épaules son petit pull en coton. Et puis, si on veut, on peut aller cueillir des framboises pour les manger toutes crues.

J’aime l’été, parce qu’on peut marcher pieds nus. Dehors, dans l’herbe croustillante ou sur les dalles tièdes de la terrasse. Dedans, sur le carrelage froid, pour se rafraîchir tout le corps en commençant par la plante des pieds et se croire dans une maison toscane.

J’aime l’été, parce qu’il existe une heure, au cœur de la journée, après le déjeuner, où tout semble s’arrêter. Silence. Juste le bruit du vent et quelques sifflements de merles. C’est le moment de la sieste, l’instant privilégié pour rester dehors, assis sur un banc à l’ombre de la maison, seul, en toute tranquillité et goûter à la plus belle paix qui soit.

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J’aime l’été, parce que c’est le temps des salades, des crudités bien fraîches, l’époque où on peut se gaver de fruits juteux et laisser leur jus sucré dégouliner le long de nos doigts, autour des poignets et jusque sous le menton.

J’aime l’été, parce que cela ramène, en vrai ou en pensée, à l’océan. Rien qu’en fermant les yeux, en humant le vent, on se retrouve là-bas, face à l’horizon, pieds nus sur les rochers, à plat ventre sur le sable chaud, les yeux regardant défiler les nuages dans le ciel bleu clair. En se concentrant bien, on peut même sentir l’odeur de l’iode à des centaines de kilomètres de distance.

J’aime l’été, parce que c’est le temps des projets et des rêves exprimés. Le soir, sur la terrasse, quand le soleil trop fatigué d’avoir brillé prend un peu de repos, on peut bavarder jusqu’à une heure avancée, sans avoir froid au corps, sans avoir froid aux yeux et se confier tout ce qu’on aurait envie de faire, d’écrire, de chanter. Et puis, au détour d’une phrase, ça sent la rose ancienne, la menthe et le thym.

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J’aime l’été, parce qu’on ferme enfin les cahiers et qu’on les oublie pour plusieurs semaines, qu’on prend du temps pour soi, pour voyager, pour voir du pays ou pour rester là à profiter de ne rien faire.

J’aime l’été, parce qu’on met le réveil pour partir en vacances, qu’on se lève tôt sans rechigner, qu’on est prêt en cinq minutes du moment que c’est pour aller se baigner, qu’on se fiche de ce qu’on va faire à dîner, qu’on part se balader tard le soir dans les collines qui sentent bon les herbes aromatiques sans se soucier du lendemain.

J’aime l’été, parce que c’est le temps du présent, de l’instant qui ne doit rien au passé et n’attend rien de l’avenir.

J’aime l’été, parce qu’il fait chaud et que, toutes fenêtres ouvertes, les courants d’air circulent harmonieusement à travers la maison qui se donne des airs de navire voguant vers d’exotiques et lointaines destinations.

J’aime l’été, parce que c’est à cette saison que nous avons rencontré la Pampa et que, définitivement, l’été lui va comme un gant.

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